Présentation du livre « Claude Régy » à la maison Jean Vilar

Dimanche 20 juillet 08 à 17h, à la Maison Jean Vilar, 8 rue de Mons à Avignon (accès)

Béatrice Picon-Vallin, directrice de la collection « Les Voies de la création théâtrale » à CNRS Editions, Marie-Madeleine Mervant-Roux, qui a dirigé la mise en oeuvre de l’ouvrage, Eric Vautrin, concepteur du DVD d’archives accompagnant le livre, et Georges Banu, présenteront l’ouvrage « Claude Régy » qui vient de paraître aux Editions du CNRS

Présentation de l’ouvrage :

Il n’existait aucun ouvrage sur le travail théâtral de Claude Régy, qui a commencé dans les années 1950 et a connu plusieurs métamorphoses, dont aucune n’est passée inaperçue. On retient en général de ce metteur en scène qu’il a créé en France les pièces de Pinter, puis celles de Bond, Handke, Botho Strauss, Gregory Motton, Jon Fosse, qu’il a fait connaître l’œuvre dramatique de Marguerite Duras et Nathalie Sarraute, redécouvrir Maeterlinck, ou encore l’Ancien Testament dans la traduction de Henri Meschonnic. Sur la dimension proprement scénique de sa création, on ne pouvait lire que quelques études, dispersées, alors que cet artiste est devenu une référence, un pôle critique et polémique, au fur et à mesure qu’il se singularisait et se radicalisait. 

Nourri de témoignages et d’archives privées et publiques, le présent ouvrage a été réalisé au CNRS, dans le cadre du LARAS, puis d’ARIAS. Il dissipe la représentation essentialisée d’une œuvre souvent restreinte à sa dernière période et dessine un itinéraire complexe, irréductible à tout schéma linéaire, croisant des acteurs parmi les plus célèbres et les institutions théâtrales qui ont structuré la pratique de ce temps, du Théâtre Hébertot aux Ateliers Berthier en passant par le Théâtre Antoine, le TNP, le Théâtre Renaud-Barrault, plus exceptionnellement le cinéma et la radio.

 L’élaboration méthodique d’un « espace mental », l’effort pour articuler l’écoute et la vision, la place conférée à l’acteur dans cet exercice, la volonté souvent explicitée de faire « travailler » le spectateur installé dans un temps ralenti nous ont amenés à situer ce théâtre — dont le metteur en scène lui-même doute qu’il corresponde à la définition usuelle du mot— dans une histoire qui n’est pas exactement celle des arts du spectacle, mais celle, séculaire, des usages éthiques des textes et des images.

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